DÉSIRS ARCHAÏQUES
Expositions :
Désirs Archaiques
Généalogie
Présentation :
Erika CERUZZI
Alex DA CORTE
Jack GREER
Maggie LEE
Edouard NARDON
Evan ROBARTS
David Benjamin SHERRY

La Galerie Olivier Robert est heureuse d’annoncer Désirs Archaiques une exposition collective de jeunes
artistes basés aux Etats-Unis issus de la scène artistique New Yorkaise.
La Ville de New York est un laboratoire ouvert sur l'avenir : de son sol tellurique émanent des ondes de
conscience qui infusent sa création artistique. Tel un caméléon mu par désirs et défis, cette ville, qui
surprend et vivifie, se métamorphose sans cesse : tandis qu'au couchant s'étend l'ancien monde et ses
mystères, au levant se réveille le rêve américain, revigoré. Croire que New York est uniquement le lieu
des désirs les plus fous et les plus sophistiqués constitue une vision incomplète et la rencontre des
civilisations et des univers qui s'y déroule et s'y joue suscite des harmonies ou des cacophonies que seuls
les artistes contemporains peuvent capter et transmettre, en leur donnant forme.
Afin d’appréhender cette énergie, nous avons choisi neuf artistes qui – sans nécessairement être new
yorkais – s’associent au courant artistique de cette mégalopole. Si aujourd'hui cette ville rêve trop d'ellemême,
s'enferme dans son monde minéral, ces artistes tentent une échappée : ils puisent dans la nature et
en eux-mêmes l'imaginaire fertile d'un Eden fantasmé ou hanté, en fuyant la ville qui les engloutit, en la
sublimant. Que découvrons-nous alors ? La lumière nous éblouit, couleurs et matières sont à nouveau
dissociées (David Benjamin Sherry, Jack Greer), puis fusionnent (Evan Robarts). Les formes de vies
cristallisent (Erika Cerruzi) ou pullulent (Leif Ritchey) dans un méta-rêve harmonieux. Les humains se
réveillent a leur tour, désemparés ou émerveillés (Maggie Lee), ou encore rêvent éveillés (Grear
Patterson). Enfer ou paradis ? Même si la maturité vient trop vite, nous pouvons nous échapper toujours
(Edouard Nardon).
Nous avons ainsi la sensation de traverser différents états de conscience, reliés par un élan commun
façonné de désirs archaïques : l’exubérance et la célébration d’une part et de l’autre, la fragilité et le doute.
Minéraux, laves, sèves et visions se côtoient et se reconnaissent. La vitalité sauvage, parfois étrange, est-elle
l’essence primaire du rêve ? En tous cas, c’est un constituant essentiel de l’imaginaire américain (Alex Da
Corte), et de la jeunesse new-yorkaise.
Texte et commissariat de l’exposition Alexandre Stipanovich.

Erika Ceruzzi 
Alex Da Corte 
Jack Greer 
Maggie Lee 
Edouard Nardon 
Grear Patterson 
Leif Ritchey 
Evan Robarts 
David Benjamin Sherry